363
CH AP. X. CAMPAGNE DE 1807.
taillons de vieille garde qui formaient ma der-nière ressource. J’ordonne à mon escorte, de100 hommes, de charger le front de cette co-lonne pour arrêter son élan et me donner letemps de faire mes dispositions. Un bataillon demes grenadiers s’avance l’arme au bras, chargele I er bataillon de la colonne russe et l’arrêtetout court; Murat de son côté détache la brigadeBruyère qui la prend en flanc. En un instantcette colonne est enfoncée et sabrée. C’était unfaible équivalent au désastre d’Augereau. Cecorps éprouva des pertes si accablantes, que jefus obligé de le dissoudre après la .bataille.
Tandis que ceci se passait autour d’Eylau etau centre, St.-Hilaire et une partie de la cava-lerie de Murat combattaient à chances balancéescontre la gauche de l’ennemi, formée des divi-sions Sacken et Osterman, soutenues en réservepar celle de Kamenski.
Les affaires menaçaient de prendre une mau- Brillantevaise tournure. J’attendais avec des trépigne- D'avoust.'ments d’impatience que Davoust débouchât ànotre droite, comme il en avait reçu l’ordre;cela seul pouvait ramener la victoire. Enfin àune heure, il se montre sur les hauteurs, pous-sant devant lui les brigades détachées de Ba-gawouth et de Barclay. Le général Benningsen,instruit que son flanc gauche débordé pliait