364 NAPOLEON AU TRIBUNAL DK CÉSAR, ETC.
de toutes parts, y porte la division Kamenski :cela ne suffit plus ; Davoust, secondé par lesdragons de Milhaud et les attaques de St.-Hilaire,fait plier devant lui Osterman, Kamenski et Ba-gavouth; toute la gauche russe est ramenéejusqu’à Kutschiten.
Benningsen, rassuré sur son centre, est forcéd’envoyer successivement tout ce dont il peutdisposer au soutien de cette aile. Tant de forcesréunies sur ce point arrêtent enfin Davoust. Pourcomble de contrariété, le corps prussien de Les-tocq, s’étant soustrait à la poursuite deNey, arrivesur le champ de bataille sans être suivi. Il passepar derrière les lignes russes, et vient porter àleur gauche un surcroît de secours qui rétablitleurs affaires. Davoust, qui avait déjà occupé levillage de Kutschiten sur les derrières de lagauche des ennemis se trouvant débordé, futobligé de l’évacuer, et s’estima heureux de tenirles hauteurs d’Anklapen, car il avait plus de lamoitié de l’armée ennemie sur les bras.
Ney, qui avait laissé échapper les Prussiensdont il ne poursuivait qu’un détachement, ap-prit par hasard la bataille qui se livrait ; il n’a-vait pas entendu le canon ni reçu mon ordre.Alors il se décida promptement à se rabattre surSchmoditten pour se rallier à mon aile gauche.Il était trop tard pour donner une tournure dé-