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Tome deuxième.
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CIIAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 36 ()

poser, et je leur donnai des pièces prussiennespour utiliser les munitions de ce calibre, quenous avions trouvées dans les arsenaux. Je fismême fondre nos pièces françaises sur le mêmecalibre à cet effet. J’attendais aussi plus de 5omille hommes de mes dépôts, ou de ceux de mesalliés de la Confédération du Rhin .

Cette époque de repos au milieu de la vieillePrusse et de la Pologne est une des plus remar-quables de ma vie ; elle n’en fut ni la moinscritique ni la moins glorieuse.

La visite du baron de Vincent et du généralNeuperg, envoyés de l’Autriche à Varsovie pourparler de médiation, me donnait de justes craintes.

Je tremblais qu’elle n’envoyât i5o mille de sesmédiateurs sur l’Elbe , ce qui m’eût plongé dansun grand embarras. Je vis bien que j’avais faittrop beau jeu à mes ennemis. Plus d’une fois jeregrettai de m’être laissé entraîner dans ces con-trées lointaines et inhospitalières, et d’avoir simal accueilli ceux qui cherchaient à m’en dé-tourner. Le cabinet de Vienne eut à cette époqueune occasion plus sûre et plus honorable de ré-tablir sa prépondérance, que celle qu’il choisiten 1 8 1 3. Il n’en sut pas profiter, et la contenanceferme que je montrai me sauva.

Il n’y avait pas jusqu’à l’Espagne , sur laquelle Menace* deje croyais pouvoir compter avec tant de certi- 1Es P a s n<: -

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