382 NAPOLÉON AL TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
ment Hé au sort de la Prusse : toutefois, il nefallait pas compromettre le salut de l’empirepour celui d’un allié nouveau, que l’Europe , plusintéressée, abandonnait. Je pouvais donc conce-voir quelque espérance de l’amener à la paix.Ce prince ne se montra pas éloigné de la faire,mais il voulait des avantages sur le Danube etl’intégrité de la Prusse, choses assez difficiles àconcilier avec ma position. Il proposa du resteun congrès à Copenhague , où toutes les puis-sances interviendraient.
Dans ces entrefaites je reçus un envoyé per-san , dont le maître apprenant nos victoiressentit de quel intérêt il pourrait être de nousallier. Maret fut chargé de négocier avec lui, etréussit à conclure un traité offensif et défensifdes plus avantageux. J’envoyai de mon côté à lacour de Téhéran le général Gardanne avec quel-ques officiers de toutes armes, intelligents etinstruits. On négocia aussi avec la Porte, qui avaitchargé Waleb-Essendi de me proposer unealliance plus étroite sous la condition de nepoint faire de traité séparé. J’eus le bon espritde décliner une telle clause. Ma situation étaittrop compliquée pour m’imposer de tels liens.Bien qu’à cette époque l’état ottoman fût encoreentre les mains de Sélim III , c’était un allié tropchancelant pour faire dépendre mes négociations