CIIAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 383
des caprices du divan. Je lui promettais de pren-dre tout l’intérêt possible à l’empire qui étaitmon allié naturel, mais je ne pouvais rien deplus.
Quant aux négociations avec l’Angleterre et laRussie , les conditions en étaient telles que jen’aurais pu les accepter. D’un côté, l’on exigeaitque j’abandonnasse les Turcs qui, grâce à Sé-bastiani, venaient de montrer tant d’énergiecontre l’escadre anglaise et nos ennemis com-muns; de l’autre, l’Angleterre ne voulait faire,pour sauver ses alliés du continent, aucune desconcessions maritimes qu’exigeait notre sûreté.Il n’y eut donc pas moyen de s’entendre. Il estvrai que lord Grenville et Grey (Howick) avaient,au commencement de l’année, témoigné solen-nellement la possibilité de négocier sur la basede Ytitipossidetis , et si le cabinet eût apporté lesmêmes dispositions au congrès proposé à Copen-hague , rien n’aurait pu s’opposer à une paix géné-rale; mais une de ces révolutions ministériellesqui changent quelquefois la direction de lapolitique anglaise, du moins dans son allure ap-parente , vint prouver qu’il ne fallait rien en es-pérer, et fut peut-être le résultat de cette dé-claration. Perceval s’éleva vivement dans lachambre des communes contre ce système paci-fique, et déclara hautement que tant que je serais
Celles enta-mées avecl’Angleterresont repous-sées par lenouveauministrePerceval.