384 NAPOLÉON AL TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.à la tête des affaires de la France , et que j’auraisTalleyrand pour conseil, il n’y aurait aucunmoyen d’espérer une paix solide et honorable (i).Cet ennemi de notre repos, applaudi par la ma-jorité de l’Angleterre, au lieu d’être rappelé à dessentiments plus humains, fut porté peu de se-maines après à la tête d’un nouveau minis-tère (2), qui le disputait à celui de Pitt pourl’exagération de sa haine contre la grandeur dela France et de son chef. Canning prit à cetteépoque la direction des affaires étrangères, et sesopinions sur ce point n’étaient pas plus douteusesque celles de Perceval.
Ces hommes d’état se persuadaient que, s’ilslaissaient consolider l’empire que mes dernierssuccès avaient étendu jusqu’à la Vistule , l’An-
(1) , C’était faire trop d’honneur à Talleyrand , que de leconfondre avec moi dans un même anathème : le déclama-teur anglais ignorait que Talleyrand , possesseur d’unegrande partie des fonds bernois placés en Angleterre, sou-pirait après la paix qui lui eût rendu ses millions séquestrés.
(2) Le a 5 mars, Perceval prit les rênes du conseil avecle titre de chancelier de l’échiquier et premier lord de latrésorerie-, ses collègues étaient : Canning, aux affairesétrangères; Castelreagh , à la guerre; Cambden, Mulgrave,Hawkesbury, Portland, Westmoreland, Eldon et Melville-Dundas, aux autres postes du conseil.