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Tome deuxième.
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388
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Négocia-tions avecîa Suède .

388 NAPOLÉON AIT TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.leresque Gustave IV n’était pas un adversairebien redoutable; quoiqu’il commandât à de bravesgens, cette petite guerre ne ressembla pas malà celle que les Suédois avaient faite jadis contreFrédéric-le-Grand .

Après deux ou trois combats assez insigni-fiants, la Poméranie fut occupée et Stralsund resserré. Je tenais à finir cette lutte, qui ne con-venait pas plus à la Suède qu’à moi, et j’écrivaisà Mortier de saisir toutes les occasions d’amenerun rapprochement. Persuadé que les Suédois netenteraient rien de sérieux, et instruit de quel-ques sorties de la garnison de Colberg, Mortiercrut devoir se rapprocher de cette place qu’ilcroyait pouvoir devenir un point plus inquiétantpour nous : il se porta à cet effet vers Grimen ;mais les Suédois ayant poussé devant eux le gé-néral Grandjean laissé pour les observer, Mortierrevint sur ses pas et les culbuta d’Anklam avecperte.

D’Armfeld, boute-feu de la guerre, avait étéblessé dans cette affaire; les Anglais n’agissaientplus au gré du bizarre Gustave ; sa nation im-prouvait cette lutte à laquelle elle n’avait aucunintérêt, et ce prince inconséquent ratifia un ar-mistice signé le 18 avril par le général Essen ,avec la même légèreté qui l’avait porté à laguerre, car il le fit à l’instant même où les An-

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