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Tome deuxième.
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CHAI*. X. CAMPAGNE DE 1807. 4»7

Frish-Ilaff, eût été jetée à la mer. Kœnigsberg lui assurait sans doute un refuge ; mais cetteplace, acculée elle-même à la Baltique du cotéde l’ouest, et au Curishaff du côté du nord,11’eût offert aucune issue à cette armée battue ;car je l’aurais prévenue à Welilau aussitôt quelleeût voulu se mettre en retraite. Le second partià prendre était de m’avancer droit sur le campretranché d’Heilsberg, tandis que 5 o mille hom-mes manœuvreraient par ma gauche sur Eylaupour menacer la ligne d’opérations des alliés ,les forcer d’abandonner leurs redoutes sans com-bat , et les presser vivement dans la retraite pourles entamer fortement au passage du Prégel etdu Niémen . Ce dernier parti était moins avan-tageux; il était même contraire aux règles de lastratégie, qui ne veulent pas qu’on comprometteun corps considérable , en le faisant filer entrel’ennemi et la mer. Je le préférai, parce que magauche se trouvait déjà dans cette direction, etque , pour manœuvrer par ma droite, il m’eûtfallu décrire un cercle assez long autour de l’ar-mée russe, découvrir les routes qui me servaientde communication avec Thorn et Varsovie , etme jeter dans le pays fourré de la rive droitede l’Aile. Cependant, je dois l’avouer, j’eusseagi plus militairement en adoptant celui-ciet opérant sur Bischoffstein. Un des motifs qui