CIIAP. X. CAMPAGME 1 )E 1807. 4 i!
pituler ; ils préférèrent se jeter à l’Aile pour ychercher des gués, au risque d’y noyer un grandnombre d’hommes. Ils parvinrent ainsi à re-joindre Benningsen. L’artillerie même s’y pré-cipita ; mais une petite partie seulement parvintà se sauver. La cavalerie de leur extrême droite,qui ne se trouva plus en mesure d’attendre cesgués, fila le long de la rive gauche sur Allen-bourg, où elle repassa la rivière.
Benningsen avait fait fautes sur fautes danscette journée : la première fut de ne pas fondrevigoureusement sur Lannes lorsqu’il débouchale matin de Friedland ; s’il n’eût pas rendu parlà la victoire certaine, il se fût du moins procuréun champ de bataille convenable, et, en ayantsoin de pivoter sur sa gauche, de manière àétendre sa droite sur Heinrichsfeld, il eût con-servé derrière lui sa ligne directe de retraite surWehlau, sans s’exposer à être jeté à l’Aile. Il yeut dans sa conduite un mélange d’imprudencetéméraire et d’irrésolution qu’on ne saurait con-cilier.
L’armée russe, affaiblie par la perte d’environ20 mille hommes hors de combat, ne songeaplus qu’à regagner ses frontières. Le 1 5 , ellepassa le Prégel à Wehlau et prit le chemin deTilsit. Les corps de Kamensky et de Lestocqqui défendaient Rœnigsberg , ayant appris le