Ils ine pro-posent lapaix.
422 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
résultat de la bataille de Friedland, évacuèrentcette ville et se mirent aussi en retraite sur Til-sit, vivement harcelés parDavoust. Le 16, Soultentra dans capitale de la vieille Prusse, où nouslimes de très-grandes captures; car, indépen-damment de magasins considérables, nous ytrouvâmes plus de 100 mille fusils récemmentdébarqués d’Angleterre et quantité de muni-tions. Murat, qui s’était hâté de passer la Prégelà Tapiau aussitôt qu’il apprit la victoire de Fried-land , entama l’arrière-garde, et l’armée ennemie,serrée de près par notre cavalerie, passa le Nié-men à Tdsit le 19 au matin : le même jour j’en-trai dans cette ville.
L’empereur Alexandre, arrivé de Mémel àson armée, mécontent de l’Angleterre qui luiavait refusé les moyens de faciliter un empruntde 100 millions, et promettait depuis six moisdes diversions sans envoyer un homme, meproposa la paix. Yictorieux en Turquie , maisengagé ainsi dans une double guerre, il n’avaitaucun motif immédiat à se sacrifier pour l'Eu-rope , qui le laissait seul aux prises. Il n’avait en-trepris cette lutte que dans l’intérêt fort éloignédes peuples qui séparaient son empire du mien.Pour moi, je m’estimai heureux de la terminersi avantageusement ; car la lente Autriche com-mençait pourtant à rassembler ses troupes.