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Tome deuxième.
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La paix estconclue.

4U4 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CESAR, ETC.

prouvai à son aspect. Beaucoup de gens nevoyaient dans cette troupe qu’une roideur dés-agréable. Je n’ai jamais aimé les armées auto-mates ; il me fallait des soldats à proclamations :cependant je fus surpris de la précision et del’aplomb de cette infanterie. Je^compris qu’unearmée aussi fortement disciplinée et d’une fer-meté aussi extraordinaire, serait la première dumonde si, à ces qualités, elle réunissait l’en-thousiasme électrique du Français . Parlant peude temps après sur ce sujet avec un connais-seur, je lui dis : v Mes soldats sont aussi braves« qu’il soit possible de l’être; mais ils raisonnent« trop. S’ils avaient l’impassible fermeté et la«docilité du Russe, le monde ne serait pas« assez grand pour moi. Les soldats français ai-« ment trop leur pays pour faire les Macédo-« niens. »

Après quinze jours de conférences, la paixfut enfin signée, le 7 juillet, à Tilsit. Elle étaithonorable pour deux nations qui s’étaient me-surées avec tant de bravoure ; mais les plusgrands avantages en étaient de mon côté. L’em-pire acquit une immense prépondérance parcette paix. Les plus obstinés de mes ennemiscommencèrent à regarder ma cause comme ga-.gnée; comment ne l’aurai-je pas cru moi-même?

Cependant cette paix a trouvé beaucoup de