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Tome deuxième.
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CHAP. XI. CAMPAGNE DE 1 808. 44 1

des débouchés aux produits de nos manufactureset les fermer à l’ennemi, c’est-à-dire, exclureles Anglais de tous les marchés. Plusieurs me-sures partielles avaient déjà été prises à cet effet;mais elles n’aboutissaient à rien, tant qu’un sys-tème général ne mettrait pas les dominateursdes mers au ban de l’Europe . J’avais préludé àce système, en 1806, par mon décret de Berlin ,auquel je mis le complément par celui de Milan (17 décembre 1807).

C’était une législation monstrueuse, mais donton me donnait l’exemple en même temps qu’onm’en imposait la nécessité. Toutefois, des décretsne suffisaient pas ; il fallait isoler l’Angleterre del’Europe et ruiner son commerce. En cela lesystème continental a mal fait son devoir, parceque la guerre d’Espagne en a annulé les effets,en ouvrant à l’ennemi les plus importants dé-bouchers; mais sous l’autre point de vue, c’est-à-dire, sous le rapport industriel, il eut des suitesimportantes.

Il faut non-seulement qu’un grand empire aitune tendance générale pour diriger sa politique,son économie doit aussi avoir une tendance pa-reille. Il faut une route à l’industrie, comme àtoute chose, pour se mouvoir et pour avancer.Or la France n’en avait point, quand je lui ai

Point devue relatif àl’industrie.