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Tome deuxième.
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44 2 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

tracé sa route, en lui donnant le système con-tinental.

L’économie de la France s’était portée, avantla révolution, vers les colonies et le commerced’échange. C’était la mode alors. Elle y avait eude grands succès. On a osé dire que ces succèsn’avaient eu d’autres résultats que ceux d’amenerla ruine des finances de l’état, la perte de soncrédit, la destruction de son système militaire,la perte de sa considération au-dehors, la lan-gueur de son agriculture. Ce sont autant d’ab-surdités. Ce n’est pas la richesse coloniale et lecommerce d’échange qui ont amené de si tristesrésultats; mais une administration débile, en-travée par des parlements factieux. De beauxports et de riches négociants n’empêcbaient pasplus l’agriculture de fleurir en France , qu’ils nel’empêchent en Angleterre; et le royaume étaitsi peu ruiné sous Louis XVI qu’il a soutenu vingtans de bouleversements en prospérant toujours.

C’est au contraire le système colonial et lecommerce d’échange qui ont enrichi toutes lesnations, et la France surtout lui a dû sa splen-deur. Mais la guerre avait détruit sans retour cesystème ; les ports de mer étaient ruinés; aucuneforce humaine ne pouvait leur rendre pour l’in-stant ce que la révolution avait anéanti. Il deve-