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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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i n Mur. mitoyen, rrr

6. Si un mur étoit mitoyen entre deux Voisinsdans toute fa hauteur , quoique l'un des Voisinsny eut pas de Bâtiment adollé contre de son côté ,& que le mur ne lervit quà porter lEdifìce delautre Voisin ; tant que ce mur íubíìsteroir, celuiqui auroit un Edilìce adosié contre, ny pourroitpas faire percer des vues en aucune maniéré,parcequil feroit mitoyen à lautre. Mais íì le murdevenoit caduc , ou que pour autre raison , il fal-lut le reconstruire à neuf, & que celui qui n'au-roit pas d'Edifice adossé contre, refusât de contri-buer à la reconstruction , & que lautre Voisin lefit reconstruire à les dépens seul, le mur ne feroitplus mitoyen , & celui qui l'auroit fait reconstrui-re à fes dépens seul, y pourroit faire des vûës deCoûtume.

7. Lorfquun mur est commun & mitoyen entredeux Voisins, jufquà une certaine hauteur, & suffi-samment bon pour lun des Voisins ; si lautre yveut adosser un Edifice plus élevé ou de plus gran-de charge, & ne trouvant pas le mur mitoyen assezépais pour soutenir son Edifice, quil le fasse dé-molir & reconstruire plus épais à fes dépens seul,cn prenant la plus forte épaisseur de son côté furson fonds, il ne pourra pas faire des vûës de Coû-tume dans ce mur jufquà la concurrence de lahauteur qui étoit commune & mitoyenne avec sonVoisin ; mais il en peut faire dans la partie dumur quil aura faite à fes dépens exhausser plushaut. La raison est, que le mur reste toujours mi-toyen aux deux Voisins, jufquà la hauteur ilétoit anciennement, quoiquil 11e soit pas mitoyendans toute son épaisseur, & que lexhauílèment au-dessus appartienne en entier à celui qui fait rebâ-tir le mur. Ce qui a été jugé par Arrêt de la