*yo Vue droite
où est la vue , ni moins de deux pieds pris de côtépar une ligne d’équaire au mur mitoyen.
10. L’on suppose en rout ce qui est expliqué ci-desius pour les distances des vues droites Lc desbayes de côté , que le mur qui sépare les deux hé-ritages est plus bas que les vues : car fr ce mur étoitplus élevé que les vues, il seroit libre de faire cesvues plus près dudit mur que les distances marquéespar la Coutume , puisque la hauteur du mur cm-pêcheroit que l'on regardât sur l'héritage Voisin;Sc les bayes de côté pourroient être à lix poucesprès du mur de séparation , soit qu’il fùt mitoyen ,ou nen , Sc les lix pouces que le piédroit auroit defaillie ou dollèret, íuffiroient pour porter les lin-teaux ou le sommier de la baye.
r 1. S’il arrivoit que celui qui a les vues droitesou bayes de côté fùt Propriétaire, tant du mur deséparation des héritages , que du fonds de ce mur,& qu'il eut pris les distances marquées par la Cou-tume du parement du dehors dudit mur qui re-garde le côté de l’héritage de son Voisin, Sc quepar la suite ledit Voiírn payât la moitié dudit murou de son fonds pour se le rendre mitoyen , suivantl’Article 194. de la Coutume, la ligne de sépara-tion des héritages deviendroit le milieu de l’épais-íeur dudit mur, Sc les vues droites & bayes de côtéíc trouveroient pour-lors être plus proche de l’héri-tage du Voisin qu’il n’çst marqué par l’Article 101.de la Coutume : en ce cas les vues doivent resteren l’état qu’elles font, tant que l’Edisice& les mursoù elles font faites, subsisteront ; mais si par la fuiteon vient à démolir Sc refaire lesdirs murs , lesditesvues droites Sc bayes de côté feront remises, sui-vant les distances marquées par la Coutume , àmoins qu’il n’y eùt un Titre qui eût accordé le