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Tome premier.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

CHAPITRE Y.

Situation de l’Europe en» 798 . Négociation rie Rastarit et de Selz. Une seconde coalition se forme contre laFrance; la Russie, l’Angleterre, l’Autriche, la Turquie, Naples, y prennent part. Les Napolitains commencent 4 guerre et s’emparent de Rome; ils sont repoussés jusqu’à Naples , où Championne! entrevictorieux. Ferdinand iv s’enfuit en Sicile. République parthénopéenne. Les Français battus à Stockach ,à Magnan et surl’Adda , sont chassés d’Allemagne, d’Italie et des Grisons. Macdonald se retire de Naples ;bataille de laTrebia. Révolution du 10 prairial; Mantoue se rend aux Autrichiens, ainsi que la citadelled’Alexandrie. Bataille de Novi. Nouveau plan des alliés ; l’archiduc Charles se porte sur le Bas-Rhin. Leduc d’Yorck doit agir en Hollande. Suwaroff vient prendre le commandement du centre en Suisse .Bataille de Zurich . Les Anglo-Russes débarquent en Hollande et emmènent la flotte hollandaise; ils sontbattus à Bergen et repoussés. Mêlas assiège Coni ; Championnet, qui veut la sauver, est battu àGénola.

F.tat des affaires en Europe après mon départ.

Tandis que nous espérions fonder ainsisur les rives du Nil un point d’appui formi-dable pour bouleverser la puissance an-glaise dans l’Inde, la France se trouvait me-nacée dans ses propres fondements. Mondépart pour l’Égypte , loin de rendre le Di-rectoire plus prudent, n’avait fait qu’exciterson humeur conquérante. Ses agents trai-taient la Cisalpine comme les proconsuls deRome traitaient jadis les peuples vaincus.Trouvé frappait des coups d’état, chassaitet directeurs et législateurs.

Des agents de propagande excitaient enPiémont des troubles si graves que le roicrut devoir demander l’assistance des trou-pes françaises pour les calmer, et queBrune, affectant des craintes sur le dangerqui pouvait en résulter pour l’armée, exi-geait que Charles-Emmanuel lui livrât lacitadelle de Turin pour garantir la tranquil-lité publique.

Demandes déplacées du Directoire à Rastarit.

Le congrès de Rastadt , après avoird’abord reconnu la rive gauche du Rhin àla France , avait pris, aussitôt après mondépart, une marche entièrement opposée.Le Directoire , peu satisfait d’avoir obtenutout ce que le traité de Campo-Formio luiaccordait, redoubla bientôt ses prétentions,et fit faire, par ses plénipotentiaires, lesdemandes les plus exorbitantes. Il voulaitles forts de Kehl , de Cassel, toutes lesîles du Rhin ; il demandait la démolitiond’Ehrenbreitstein ; il voulait, en un mot, seplacer offensivement sur la droite du Rhin pour avoir un pied en Allemagne , ce quiétait contraire au traité. Il poussa l’exigencejusqu’à prétendre qu’on assurât la libre na-vigation de tous les fleuves d’Allemagne af-fluents au Rhin , et que les dettes des paysqu’il acquerrait à la rive gauche fussent re-portées sur les pays donnés en indemnités :ce qui était d’uneAbsurdité révoltante. Tant