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Tome premier.
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CHAP. Y. CAMPAGNE DE 1799.

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du parlement de ce royaume dans celui dela Grande-Bretagne, devaient servir d’ache-minement à une réconciliation complète, àun amalgame des deux peuples, dont on sepromettait un accroissement de force na-tionale.

Les moyens nécessaires pour remplacerles 5 mille hommes détachés aux Indes orien-tales, et préparer en outre une expéditioncapable d’arracher l’Egypte aux Français ,devaient entraîner un surcroît de levées etde dépenses. La marine, en multipliant sesstations et les conquêtes coloniales, exigeaitégalement des sacrifices proportionnés. L’in-térêt exorbitant de la dette publique au-gmentait chaque année par de nouveauxemprunts, malgré l’heureuse institution del’amortissement. L’impôt du dixième sur lesrevenus, substitué à quelques voies insuffi-santes, ajouta une somme de 240 millionsaux recettes de l’année précédente, en sorteque le budget fut aisément couvert.

Russie .

Les débris de l’Ordre de Malte, réfugiésen Allemagne , venaient de déférer à l’em-pereur Paul la dignité de grand-maître decet Ordre, en remplacement du baron deHompesch, et les sentiments de ce prince,connus depuis longtemps, ne laissaient au-cun doute sur le prix qu’il attacherait à cetitre. Les flottes russo-turques, arrivées àla fin d’octobre dans l’Archipel , et précédéesd’un appel de l’archevêque grec aux fidèles,soulevèrent les îles Ioniennes contre lesFrançais, qui, confinés en petit nombre dansles remparts de Corfou , s’y virent bientôtattaqués par terre et par mer.

Espagne .

Le cabinet de Madrid , fidèle à son al-liance naturelle, mais fatigué des sacrificesqu’il croyait faire, bien plus aux caprices

des chefs d’une république turbulente, qu’àl’intérêt réel de la France et de l’Espagne ,se voyait de nouveau dans la nécessité dehasarder ses flottes sur l’Océan ou sur laMéditerranée. A la faiblesse de ses efforts,on eût dit qu’il suivait, malgré lui, l’affinitéde ses intérêts politiques, et qu’il cherchaitpar son apathie à obtenir des droits à quel-ques ménagements de la part du cabinet deSt-James; résolution d’autant plus naturelleà Charles iv, que les traitements dont onaccablait les rois de Naples et de Piémont ,alliés de sa famille, lui laissaient quelquesregrets des obligations qu’il s’était imposéesà St-Ildefonse. Cependant la force des évé-nements l’entraînait ; les dangers de l’équi-libre maritime le décidaient à fournir dumoins les contingents auxquels il s’était en-gagé, et les efforts de ses envoyés à Paris età Vienne, pour empêcher de nouvelles hos-tilités, attestent d’ailleurs combien son ca-binet apprécia les inconvénients qui en ré-sulteraient pour la guerre maritime.

Portugal .

Le Portugal était enchaîné plus étroite-ment que jamais à la fortune britannique, etla victoire d’Aboukir était une garantie cer-taine qu’il resterait longtemps dans cettedépendance.

Suède et Danemarck.

La Suède et le Danemarck n'avaientéprouvé aucun changement notable dansleur situation. Quoique leur pavillon com-mençât à se ressentir des entraves mises parl’Angleterre au commerce des neutres, ilprospérait encore au milieu de l’embrase-ment universel.

La cour de Naples commence la guerre.

Le signal de la nouvelle guerre fut donné,au grand étonnement de l’Europe , par les Na-

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