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Tome premier.
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CH AP. y. CAMPAGNE DE 1799 .

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tenir, avec la moitié de ses forces, entre laSilvl'Zü et Zurich, où Mortier et les grenadiersréunis de Klein le combattirent à chancesbalancées toute la journée. Cependant Ou-dinot et Lorges canonnaient déjà la portede Winterthour , et couronnaient les hau-teurs qui dominent Zurich au nord, seuleretraite qui restât à l’ennemi.

Korsakof se retire sur ie Rhin .

Enfin Korsakof se décide dans la nuit.Toute son armée traverse Zurich , et débou-che, le 26 au matin, pour se rouvrir la routede Schaffouse; ce qu’elle parvient à faire enrepoussant la division Lorges . Cependantcelle-ci, ayant reçu du renfort, attaque denouveau la ligne ennemie, coupe la queuede ses colonnes, tandis que Mortier péné-trait dans la petite ville de Zurich , aban-donnée à la garde de quelques pelotons detirailleurs. Korsakof parvient à gagnerSchaffouse, mais en nous abandonnant 5mille blessés, 2 mille prisonniers et presquetoute son artillerie. Il eut plus de 10 millehommes hors de combat; Hotze en avait aumoins 5 mille.

Suwarof passe le St-Gothard .

A peine Masséna venait-il de remportercette brillante victoire, qu’il reçut la nou-velle des succès de Suwarof au St - Gothard .Le maréchal, retardé trois jours à Lucerne ,n’avait pu attaquer Airolo et les rampes mé-ridionales de la montagne que le 23 et le 24.Secondé par Strauch, il délogea Gudin, leforça à se retirer sur le Furca, et bivouaquaà l’hospice. Une colonne de 6 mille Russes ,sous Rosenberg, dut marcher à travers lesrocs, les glaces, et les précipices du Cris-pait, pour descendre sur Urseren et couperLecourbe, s’il osait tenir au pont du Diable.

Cette marche audacieuse autant que pé-nible atteignit son but : Lecourbe, instruit

à l’hospice de l’arrivée de l’ennemi à Urse-ren , prend son parti en désespéré, jette soncanon dans la Reuss , grimpe les montagnespresque inaccessibles de Geschenen, en suitles flancs, puis redescend à Wasen ; mais ilapprend ici qu’une autre colonne autri-chienne, venue des Grisons , est déjà maî-tresse de la vallée vers Amsteg ; tandis queSuwarof, de son côté, avait forcé l’arrière-garde au pont du Diable, après un combatsanglant, et opéré sa jonction avec Rosen-berg. L’audace de Lecourbe s’accroît avecle danger ; il se jette sur la colonne autri-chienne sans hésiter. Celle-ci, menacée d’unautre côté par la réserve qui venait d’Altorf au-devant de Lecourbe, s’estime trop heu-reuse de n’être pas écrasée elle-même, etlui ouvre le passage. Ce général passe alorsla Reuss à Seedorf, détruit le pont, et s’a-dosse aux montagnes de Surenen et au can-ton de Berne .

Il se jette par d’horribles chemins sur le Muttenthal.

Suwarof descend alors sans obstacle surAltorf et Fluelen ; mais ici s’arrête tout che-min praticable, et il faut s’embarquer sur lelac de Lucerne , seule voie de communica-tion de ce canton avec celui d’Uri. La po-sition était critique : Lecourbe avait uneflotille armée, et s’était saisi dn petit nom-bre de barques existantes. Le général russen’avait pas à hésiter ; il grimpa les paroisescarpées des montagnes de Kesseren dansle Schachental, où jamais troupe n’avaitpassé, et que Lecourbe même n’avait pasjugées praticables : il y perdit le peu de ca-nons de montagne qu’il avait, beaucoupd’hommes et de chevaux, et arriva exténuédans le Muttenthal, le 28, trois jours plustard qu’il n’y comptait.

La défaite de Korsakof le force à marcher sur (fllaris.

Instruit du désastre de Korsakof, il