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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
rer avec perte. Au centre, Pulteney avaitobtenu un avantage insignifiant sur Daen-dels ; il rentra bientôt dans sa position. Ala gauche, Abercrombie, ne trouvant quede faibles détachements à Hoorn, fatiguases troupes par des chemins horribles, sansprendre aucune part à l’affaire.
Une nouvelle tentative eut lieu, le 2 octo-bre, à. Egmont-op-Zée. Abercrombie pritcette fois l’attaque principale contre la gau-che de Brune, et, favorisé par les flotillesdont le feu dominait la plage, il décidaBrune à se replier sur Alkmaer pour atten-dre la division Boudet, qui devait arriverle 5 de la Belgique. Le 6 , les Anglais voulu-rent marcher sur Harlem pour sortir duterrain inextricable dans lequel ils s’étaientengagés. Le combat commença à Castri-cum, et les alliés furent de nouveau re-poussés avec une perte assez sensible.
L’armée alliée était confinée dans les la-gunes du Zyp : les pluies d’automne ren-daient sa position très-pénible ; la nouvellede la bataille de Zurich la laissait sans es-poir de secours du côté du Rhin ; les oran -gistes ne bougeaient pas ; l’Angleterre avaitatteint la moitié de son but en prenant laflotte batave. En conséquence, le ducd’Yorck résolut de retournera Londres ,et s’assura, par un traité d’évacuationpeu glorieux, les moyens de le faire sansêtre entamé. Ce traité fut signé le 18 oc-tobre.
Telle était la situation de nos affairesquand j’arrivai à Paris. La Suisse et la Hol-lande venaient ainsi d’être heureusement dé-livrées dans un moment décisif où la jonctiondes forces russes au centre des opérationseût pu menacer même le sol français d’in-vasion. Mais l’anarchie était plus que jamaisdans l’état, et la coalition continuait à rem-porter en Italie des succès assez marquantspour menacer nos départements du midi,
où les passions réactionnaires commençaientà fermenter d’une manière alarmante.
Lecoui-be est forcé de lever le siège de Philipsbourg.
Le départ de l’archiduc de Manheim pourrevenir au secours de Suwarof avait faitdonner à Lecourbe l’ordre de repasser leRhin afin de réduire Philipsbourg : il réus-sit à l’investir; mais Starray renforcé nousobligea deux fois à renoncer à cette tenta-tive. Un armistice mit fin à cette entre-prise sans résultat direct sur le sort de laguerre.
Efforts inutiles de Championne! pour sauver Coni .
Une opération plus importante avait aussiéchoué en Italie . Championnet, qui avaitsuccédé à Joubert et à Moreau dans le com-mandement en chef aux Alpes et en Italie ,dut profiter du départ de Suwarof pourdégager Coni , seule place que nous eus-sions conservée au versant sur le Piémont ,et dont Mêlas se disposait à faire le siège.
Afin d’y mettre obstacle, plus de 50 millehommes furent mis en mouvement depuisla Spezzia et la Bochetta, par l’Argentière ,jusques au mont Cénis. Six ou sept corpsmorcelés sur cette immense circonférencedevaient difficilement réussir contre l’arméede Mêlas concentrée sur la Stura, entre Tu-rin et Alexandrie , et pouvant, en une oudeux marches, porter ses masses où bon luisemblait.
C’était absolument la répétition de la ba-taille de Rivoli appliquée à une échelle dixfois plus vaste.
Championnet, repoussé à la fin de septem-bre dans une première tentative sur Mon-dovi, en avait fait une plus sérieuse à la find’octobre : la même faute dut nécessaire-ment amener les mêmes résultats. St-Cyr,avec l’aile droite, obtint bien un succès par-tiel très-glorieux en avant de Novi le 24 oc-