CH AP. V. CAMPAGNE 1799.
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tobre 5 mais les divisions du centre, agissantsans ensemble sur Fossano , furent battues,le 3 novembre, par 34 mille Autrichiens, quiles accablèrent de leur supériorité au mo-mont où Duhesme débouchait avec l’ailegauche de Fénestrelles par Saluces sur Sa-vigliano. Celui-ci, repoussé à son tour, dutregagner le pied des montagnes. Pendantce temps, St-Cyr avait lutté avec succès àNovi contre Kray, qui venait d’y être ren-forcé par la division du Valais que les gran-des neiges rendaient inutile au Simplon etau St-Bernard. Mais le centre, battu denouveau à Mondovi le îo novembre, et lagauche refoulée dans les Alpes , rendaienttoute jonction désormais impossible 5 et rienne put empêcher Mêlas de pousser vive-ment le siège de Coni , qui capitula le 4décembre. Kray repoussa alors St-Cyr surla Bochetta, et Klénau, débouchant même
delà rivière du Levant, tenta, mais inutile-ment, de nous enlever Gênes .
Pendant que Mêlas couronnait ainsi unecampagne glorieuse par des manœuvres quilui faisaient honneur, le général Frolichavait été chargé de soumettre Ancône, oùle général Monnier avait tenu la campagnemalgré l’approche d’une escadre russe etd’un corps d’observation de Russes , deTurcs et de paysans insurgés. Le siège futenfin commencé le i er novembre, et, nonob-stant la belle défense de Monnier et de sapetite garnison, la place se rendit le 12 : lagarnison, de 2700 hommes, rentra en France sur parole, couverte de lauriers.
Telle fut l’issue de cette célèbre campagnede 1799 si féconde en événements, et dontj’ai dû tracer une esquisse pour nous repor-ter à la situation des affaires lors de monavènement au consulat.