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Tome premier.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

<> objet, celui de garnir le Danube . Je ne<1 suis pas très-éloigné de vous envoyer« avec 25 mille hommes sur Uddden, et« alors vous entreriez dans le système« de la grande armée, puisque vous en« formeriez l’extrême droite ; 25 mille« Français qui soutiendraient 60 mille Turcs ,» obligeraient les Russes non pas à laisser« 50 mille hommes sur le Danube , comme« ils l’ont fait, mais à y envoyer encore une« armée du double, ce qui ferait une diver-« sion bien favorable à mes opérations ;« mais tout cela n’est encore qu’hypothéti-« que. Ce que vous pouvez faire dans le mo-« ment, général, c’est d’envoyer vingt à« trente officiers, si les pachas vous les de-« mandent ; mais ne donnez point de trou-<■ pes, à moins que ce ne soit des détache-'« ments à cinq ou six lieues des frontières« pour favoriser quelques expéditions. Vous« pouvez compter sur les Turcs comme sur« de véritables alliés, et vous êtes autorisé« à leur fournir ce que vous pourrez en ear-<« touches, canons, poudre, etc., s’ils vous« le demandent.

« Un ambassadeur de Perse et un de« Constantinople se rendent à Varsovie , et« quand vous recevrez cette lettre ils serontdéjà arrivés à Vienne . Ces deux grands« empires sont de cœur attachés à la France ,«i parceque la France seule peut les soute-«i nir contre les entreprises ambitieuses de<■ leurs ennemis. Dans cette circonstanceimportante, les Anglais hésitent et pa-« raissent vouloir rester en paix avec la« Porte; cette dernière puissance s’est ser-« vie pour cela de la menace de transporter» 40 mille hommes jusqu’aux portes d’Is-« pahan, et nos relations sont telles avec« la Perse, que nous nous porterions sur« l’Indus. Ce qui était chimérique autre-fois, cesse de l’être dans ce moment« où je reçois fréquemment des lettres

« des sultans ; non des lettres emphati-« ques et trompeuses, mais qui manifestent« une grande crainte contre la puissance>■ des Russes , et une grande confiance dans« la protection de t’empire français. Envoyez« des officiers au général Sébastiani à Con-« stantinople pour correspondre avec lui.« L’éloignement de la Dalmatie à Varsovie « est tel que vous devez beaucoup prendre«i sur vous. J’ai ordonné au général Sébas-<> tiani d’envoyer à Widden un officier de<■ son ambassade pour servir de correspon-« dance intermédiaire avec Constantinople ;« mais cela n’empêche pas que vous n’en« fassiez partir un de votre côté pour cette« ville.

« Il est bon que des officiers français « parcourent les différentes provinces de la« Turquie . Ils feront connaître tout le bien« que je veux au grand-seigneur; cela ser-ti vira à exalter les têtes, et vous obtiendrezii des renseignements qui vous seront utiles« et que vous me transmettrez. En deux« mots, monsieur le général, je suis l’ami« sincère de la Turquie et ne désire que« de lui faire du bien : conduisez-vous donc« en conséquence. Je regarde comme l’é-<■ vénement le plus heureux dans notre po-« sition celui de la déclaration de guerre« de la Turquie à la Russie . Je remarque« que, dans ces conjonctures d’un si grandii intérêt, vous ne vous entremettez pasi: assez dans les affaires des pachas deii Bucharest, de Bosnie et de Scutari , avec'< lesquels vous devez fréquemment corres-■■ pondre. »

Reprises des hostilités en Prusse.

Ces événements de Moldavie ne faisaientqu’augmenter l’intérêt que j’avais à donnerun peu de repos à mes troupes, puisquedans l’intervalle l’effet de la diversion nepourrait que s’accroître si les Turcs étaient