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Tome premier.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

« aussi intéressée que la France au succès« de mes armes : elle sentira bien davan-« tage encore le contre-coup de l’accroisse-« ment de la puissance russe. Est-ce donci> pour la destruction de l’empire de Con-« stantinople que se battent les Suédois?....

tt ..

«. Depuis l’envahisse-

« ment de la Valachie et de la Moldavie , de-ii puis la dernière expédition des Anglais « devant Constantinople , les vues de la coa-« lition ne se trouvent-elles pas entièrement« démasquées? La Suède n’est pas moins« intéressée que la France à avoir aussi un« contre-poids contre l’énoi'ine puissancen maritime des Anglais . Dans aucun cas la« Suède n’a rien à craindre de la France ,« mais tout de ses ennemis. Accoutumés« par la tradition de nos pères à nous re-«' garder comme des amis naturels, nos« liens paraissent devoir se resserrer en-ii core après le partage de la Pologne et les« dangers que court la Porte ottomane; nosii intérêts politiques sont les mêmes : nous« devrions être alliés ; au moins ne soyons« pas ennemis. »

Je fis ajouter au maréchal :ii Si le général suédois ne veut pas con-« sentir à la modification proposée, vous•' vous ferez appuyer par le maréchal Brune,« qui a reçu des ordres pour vous seconder,« et vous envahirez de nouveau la Poméra-ii nie. Il sera impossible à l’ennemi sans le« secours de cette province de garder une■■ aussi grande quantité de cavalerie dans<i Stralsund . D’ailleurs, en occupant la Po-« méranie, cela constituera le roi de Suède ii dans une situation violente. Il se compro-« mettra aux yeux de ses peuples, par son« obstination à favoriser le parti qui est siii opposé aux intérêts de la Suède .

■ Au contraire, si M. d’Essen accède à ce« que l’empereur exigerons renverrez aus-

« sitôt sur Dantzick, Marienwerder et Thornii les 3° et 7 e de chasseurs à cheval et tous» les régiments provisoires ; vous établirez'< votre quartier-général à Stettin ; vous«i cantonnerez vos troupes autour de Stet-« tin, de Demnin et d’Anklam ; vous ferez« reconnaître avec soin les bords de lail Peene , la position de Demnin, et les bordsn du Trebel; et vous ferez fortifier et re-<■ trancher sur votre ligne les endroits qui« en sont susceptibles, pour empêcher la■' communication entre la Poméranie sué-« doise et les états de la Prusse. Vous vous« occuperez sans délai de la formation de« l’équipage de siège pour Colberg, dontii les matériaux vous seront fournis par Stet-«‘ tin, Cuslrin et Magdeboug; vous ne con-<■ serverez dans votre corps d’armée aucunii embarras, afin qu’à chaque instant vous» puissiez vous porter, soit du côté deHam-« bourg, soit sur la Yistule. Vous vous met-« trez en correspondance avec notre chargé« d’affaires à Copenhague , et lui recomman-« derez de vous informer de tous les mou-ii vements que pourraient faire par le Sund « les Anglais , dont l’expédition qui se pré-ii pare dans la Tamise doit toujours êtrei l’objet de votre surveillance. Ayez aussi«' une correspondance journalière avec le« maréchal Brune et le duc de Feltre , den manière à pouvoir concerter ensemble« toutes vos opérations. Il paraît au surplus,» par les rapports reçus d’Angleterre, que« le débarquement ne peut avoir lieu avant« quinze jours; alors les divisions des géné-« raux Boudet et Molitor qui arrivent d’I-« talie seront à Magdebourg et assureront« les derrières de l’armée. »

Les articles additionnels que j’avais exi-gés furent admis le 29 avril, et Mortier vintd’abord aux environs de Stettin et renforçale blocus de Colberg.

Cet événement n’était pas sans impor-