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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
mières armes sur le continent européen .Un matériel immense et des troupes d’éliteassuraient à ces chefs les moyens de for-mer toutes les entreprises.
Sir Jackson fut envoyé à Christian -vapour lui proposer de s’allier étroitement àl’Angleterre, et lui demander la remise desa flotte, qui l'esterai! détenue dans les portsanglais comme gage de sa sincérité. C’étaitla répétition des demandes infamantes qu’ilsavaient faites aux Turcs, mais appuyée cettefois sur de plus puissants moyens. Le roi,le prince royal et les deux Bernstorf avaienttrop le sentiment de leur dignité pour ac-cepter ce que les Turcs avaient repousséavec indignation.
Si les Anglais eussent dénoncé les stipu-lations de Tilsit, et proposé au Danemarckde se joindre à eux pour défendre son ter-ritoire, en lui déclarant la guerre en cas derefus, cette démarche eût été naturelle;mais lui imposer l’obligation de commettreun acte de lâcheté, c’était par trop fort.D’ailleurs ils n’avaient qu’un soupçon de cequi avait été fait à Tilsit, et, sur des bruitsvagues, ils allaient assaillir un gouverne-ment qui armait du côté de la Trave pours’opposer à nous.
I.es Danois, pris an dépourvu, déploient une grandeénergie.
Pris au dépourvu, le gouvernement da-nois ne se montra pas moins noble qu’enîsoi. Le prince royal, qui se trouvait dansle Holstein, vola à Copenhague au traversdes croisières anglaises, décida le roi à seretirer à Gluckstadt sur le continent, confiala défense de la Zeeland au général Pey-mann,’ s fit' lever les milices de la provincepour secourir la capitale, puis revint à l’ar-mée du Holstein pour aviser aux moyensd’en presser l’arrivée. Pendant qu’on étaiten pourparlers et que les Anglais construi-
saient et armaient leurs batteries de terre,ces milices au nombre de 10 mille s’avancè-rent vers Kiogge; mais surprises ici, le 29août, par 12 mille Anglo-Hanovriens, ellesfurent battues et dispersées.
Prise de Copenhague et de la flotte danoise.
Les efforts du négociateur et des géné-raux anglais ayant été vains jusqu’au 2 sep-tembre, ceux-ci déclarèrent qu’ils allaientcommencer le bombardement. Le généralPeymann ne commandait qu’un petit nom-bre de troupes de ligne; mais la milicebourgeoise de Copenhague avait pris lesarmes avec le même enthousiasme qu’enisoi. Toutefois, le dévouement de ces ci-toyens ne pouvait rien contre les foudreslancées à la fois de la flotte et des batte-ries de terre : bientôt cette belle ville esten feu; en trois jours six cents maisonssont la proie des flammes ; il ne reste qu’unmoyen de la sauver d’une destruction to-tale, c’est de se soumettre à une capitu-lation.
Dans l’intervalle, le prince royal rassem-blait en toute hâte l’armée cantonnée dansle Holstein et la portait sur la côte de Fio-nie. Vain espoir; le passage des Belt estimpossible, la capitale a déjà succombé, etles Anglais emmènent la flotte composéede 18 vaisseaux et 21 frégates ou bricks.Non contents de dépouiller tous les arse-naux de la marine; ils détruisent les chan-tiers et tous les ustensiles ou machinespropres aux travaux; puis ils reprennentavec cet odieux mais important trophée lechemin de la Tamise .
L’exaspération des Danois était telle quele prince royal envoya au général Peymannl’ordre de brûler l'escadre plutôt que de larendre. L’officier qui en était porteur futpris en voulant pénétrer dans Copenhague .
Loin de se laisser abattre par le mal-