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vant votre forteresse pour y éprouver la plus grande mal-honnêteté que j’aye reçu depuis que j’ai l’honneur de ser-vir et je devais penser que l’Empereur mon maître, Vousfaisant l’honneur de m’envoyer près de Vous, Vous meseriez au moins celui de m’entendre. Voilà cependant latroisième lettre, que je vous adresse relativement à cetteentrevue, qui est conforme aux lois de la guerre et auxusages reçus même chez les peuples les moins policés,comme les Turcs. Malgré ces considérations Vous Vousy refusez opiniàtrément. Je ne pense pas non plus quece soit par suite de la défense que Vous dites Vous avoirété faite, parcequ’enfin, depuis que la guerre trouble lemonde, il n’y a pas eu de siège sans que préalablementon ne ce soit entendu. Vous ne pouvez Vous abuser surVotre situation, au moins ne croyez pas m’en imposer.J’aurais peut-être le droit de Vous traiter comme les gar-nisons de la Calabre, qui, reconnaissant encore leur an-cienne dynastie passent sous le joug malgré leur résistanceet à des conditions cruelles, parceque comme elles, Vousprétendez, servir un maître qui nous a laissétous ses droits en nous abandonnant ses états.“ 1 )
„Qu’auriez Vous à dire, si, déraisonnable à mon tour,je refusais de Vous écouter, lorsque le terme de Votrecapitulation sera arrivé? N'aurais-je pas aussi le droit deprétendre qu’il m’est défendu d’entrer en pourparlers?Mais la base de ce raisonnement est trop inepte ou senttrop la faiblesse, en môme tems qu’elle fait peu d’honneurà ceux qui s’en servent. Je ne crois pas que le Roi dePrusse l’ait adoptée. Je ne me trompe pas sur la sourced’où il part et il me sera facile de la reconnaître quandil sera tems.“
„Aujourd’hui on commencera à s’occuper sérieusement
l) B à Lesen dieser Zeilen soll der General Conrbiöre dem Ueber-bringer des Schreibens gesagt haben: »Nun, wenn es keinen König vonPreußen mehr giebt, so bin ich König von Graudcnz.«