CH AIE XXII. CAMPAGNE DE I 8 I 5. 7
menés. Napoléon s’attendait donc bien qu’après lepremier enivrement occasionné par la paix géné-rale, d’immenses intérêts et de violentes passionsseraient aux prises, en sorte que la partie la plusénergique de la nation française ne tarderait pasà regretter son règne et à désirer son retour.
Cependant l’incertitude de l’époque où celadevait avoir lieu , et l’impuissance où il se trouvaitd’en faire naître lui-même l’occasion, l’empêchantde former des plans, l’ex-Empereur s’en conso-lait en s’occupant à tracer l’histoire de sa vie, et àentretenir le feu sacré au sein de ses partisans,lorsque la marche des événements se précipita àtel point qu’il fut arraché à sa retraite beaucoupplus tôt qu’on ne s’y attendait.
Indépendamment des avis particuliers qu’ilrecevait de la reine Hortense et de quelques amisfidèles, les journaux auraient suffi pour l’ins-truire de l’état des affaires ; car, malgré la censurequi pesait sur eux, et malgré leurs mensonges,les diverses passions dont ils se faisaient les in-terprètes perçaient aux yeux des moins clair-voyants, et dévoilaient l’agitation qui régnaitdans le royaume.
A la vérité, Louis XVIII sembla d’abord avoirparfaitement apprécié l’esprit du siècle, en sepersuadant que la majorité de la France désiraitconsolider les résultats delà révolution. Ce prince
Nouvellesde la divi-sion despartis en■Franco.