Mémoires
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eut le temps d’arriver avec les grenadiers acheval de la garde; il les chargea et leur repritles fourgons et les pièces qu’ils emmenaient.
Je me redressai sur mes jambes, on me replaçasurmaselle, et jem’acheminai jusqu’aubivouac. jQuand ".Napoléon vit mon cheval couvert desang, il craignit que je n’eusse été de nouveauatteint; il me demanda si j’étais blessé: je luirépondis que j’en avais été quitte pour quel- Iques contusions : alors il se prit a rire de notre javenture, que je ne trouvais cependant pasamusante.
Je fus bien dédommagé par la relation qu’il ;publia sur cette affaire ; il me combla d’éloges : !
je n’ai jamais goûté de satisfaction comparable ja celle que j’éprouvai en lisant les choses flat-teuses qu’il disait de moi. ,,Le général Rapp,
,,portait le bulletin, a eu un cheval tué sous lui,,dans cette charge. L’intrépidité dont cet off-icier - général a donné tant de preuves, se„montre dans toutes les occasions / 4 Je répèteavec orgueil les éloges de ce grand homme: jene les oublierai jamais. .
Nous retournâmes sur le champ de bataille:Napoléon voulait visiter les lieux qui avaientété le théâtre de la gloire du prince Eugène.
Il trouva la position des Russes excellente ; ils’étonna qu’ils se fussent laissé forcer; il re-connut à l’aspect des cadavres que les milicesétaient confondues avec les troupes de ligne, etque, si elles ne se battaient pas avec intelligen-ce , elles y allaient du moins avec courage.L’armée ennemie se retira â quelques lieuessur la route de Kaluga , et prit position.