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du générai Iiap/).
de s’arrêter la nuit : les Russes l’imitèrent. Dèsqu’il eut pris quelque repos, il s’éloigna, résolude mettre le Borysthène entre lui et des trou-pes trop nombreuses pour qu’il pût les forcer;il s’élança dans l’eau, sur la glace, et gagna larive opposée: mais de nouveaux périls l’yattendaient.
Les Cosaques couvraient la plaine, ils nouschargeaient, nous mitraillaient avec fureur.Ney, qui ne pouvait répondre a cette canonna-de meurtrière , précipitait sa marche, disper-sant, culbutant tout ce qui osait l’attendre. Ilgagnait un bois qui n’était pas éloigné; il allaiti’atteindre , lorsqu’une batterie se démasque etdésorganise sa colonne. Le soldat chancelle,jette ses armes ; mais le maréchal lui rend bien-tôt son énergie ; ses paroles, sa voix, son exem-ple, enflamment les plus timides: on s’élance;les pièces fuient; nous sommes maîtres dubois.Mais ce taillis n’avait ni routes ni frayés; ilétait coupé de tant de ravins, semé de tantd’obstacles, qu’on n’en sortit qu’avec des peinesinfinies: presque tout le matériel y resta. LesCosaques en devinrent plus pressants ; pendantdeux jours ils ne cessèrent de renouveler leursattaques : mais eux-mêmes avaient été obligésde faire un détour, leurs pièces étaient enarrière, ils n’avaient pas d’artillerie; quelquesvoltigeurs en faisaient justice.
ISey touchait a Orsza : la nuit était avancée ;il marchait en silence, il se flattait d’être enfindégagé : tout a coup il aperçoit des feux de bi-vouac, il découvre le camp d’une armée nom-breuse. 11 ne savait s’il devait se réjouir oucraindre, s il voyait des Français ou des Russes ,