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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

lorsque la fusillade le tire de son anxiété: lesreconnaissances sont accueillies a coups de fusil;les détonations, les cris, les tambours, se mêlent,se confondent; on eiit dit que nous allions avoiraffaire a toute la Russie . Furieux de voir le dan-ger renaître au moment où il croit en sortir, lemaréchal veut s’ouvrir un passage ; il se précipitesur ces feux...mais le camp estdésert; c’est uneruse, un stratagème. Platow nous avait appa-remment pris pour les siens ; il avait cru nouseffrayer avec des ombres. Le duc dédaigna desuivre quelques Cosaques qui avaient servi acette fantasmagorie; il poursuivit sa route, etatteignit le quatrième corps trois lieues plusloin.

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