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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

des colonnes qui se perdait dans les bois, etcinq a six cents Cosaques épars dans la plaine.Nous examinâmes avec la lorgnette , nous nousconvainquîmes que le camp était levé. J'en-trai chez Napoléon, (pii s’entretenait avec lemaréchal Oudinot. „Sire, l’ennemi a quitté„saposition. — Cela n’est pas possible/ 1 Le roide Naples, le maréchal Ney , arrivèrent, etconfirmèrent ce que j’annonçais. L’empereursortit de sa baraque , jeta un coup d’œil surl’autre côté de la rivière. ,.J’ai mis dedans l’a-,,mirai (il ne pouvait prononcer le nom Tchit-,,scliacof); il me croit sur le point où j’ai or-,,donné la fausse attaque, il court a Borisow."

Ses yeux étincellent de joie et d’impatience;il fit presser l’établissement des ponts, mettreune vingtaine de pièces en batterie. Celles-ciétaient commandées par un brave officier h jjambe de bois, nommé Brechtel ; un boulet 'la lui emporta pendaut l’action, et le renversa.

,,Cherche-moi, dit-il â un de ses canonniers, j„une autre jambe dans le fourgon n° 5.“ Ilse l’ajusta, et continua son feu.

L’empereur fit passer a la nage une soixan-taine d’hommes, sous la conduite du colonel jJacqueminot . Ils s’avanturèrent mal a propos Ia la suite des Cosaques ; un d’entre eux futpris, questionné, et fit connaître aux Russesgur quel point se trouvait Napoléon. Tchitscha-cof rebroussa chemin; mais il n’était plus temps:Napoléon, sa garde, Ney, Oudinot, et toutce c[ue ces deux maréchaux conservaient detroupes, avaientpassé. L’amiral, confus d’avoirpris le change, oublia les marais de Lembhn.

Le pont qui court pendant cinq quarts de lieue j