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du général Rapp.
sur ce terrain fangeux était notre seule issue;s’il l’eût détruit, il tenait encore nos destinéesdans ses mains: mais Witgenstein ouvrait le feusur la rive gauche ; il occupait la droite, sessoldats nageaient dans l’abondance ; une poignéed’hommes , qui succombaient sous le faix dela vie devaient être foulés aux pieds. Il négli-gea le délilé , Eugène courut s’en emparer;nous étions sûrs de nos derrières, nous atten-dîmes Tchitschacof.
ÎN'ous n’étions pas huit mille, haletant defatigue et de faim; il avait toute l’armée deMoldavie : l’issue du combat ne lui paraissaitpas douteuse. Il s’avance avec l’élan de la vic-toire; on se mêle, on se confond, la terre estjonchée de morts. Ney dirige, anime les char-ges: partout les Russes sont enfoncés. Ils serallient, ils appellent de nouvelles forces: maisBerkeim arrive ; les cuirassiers se précipitentsur ces colonnes, tout est taillé en pièces.
Napoléon était entouré de sa garde , qu’ilavait mise en bataille a l’entrée de la forêt;elle était encore belle et imposante, deux milleprisonniers défilaient devant elle ; nous étionsenivrés d’un si beau résultat : notre joie futcourte, le récit de quelques Russes la calma,Partouneau avait été pris , toute sa divisionavait mis bas les armes: un aide-de-camp dumaréchal Yictorvint confirmer cette triste nou-velle. Napoléon fut vivement affecté d’un mal-heur siinattendu. ,,Faut-il après avoir échappé„comme par miracle, après avoir complètement,,battu les Russes , que cette défection* vienne..tout gâter !“
Ee combat était toujours très vif , sur la