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du général Ptapp.
„est nécessaire pour le bien de la Frauce, et,.mème pour celui de cette malheureuse ar-„mée. J’en donne le commandement au roi,,de Naples . 1 “ Je n'étais pas préparé a cetteconfidence ; car j'avoue franchement que jen’étais pas dans le secret du voyage. „Sire,„luirépondis-je, votre départ fera une fâcheuse„sensation parmi les troupes, elles ne s’y atten-dent pas. — Mon retour est indispensable;„il faut que je surveille l’Autriche , et que je„contienne la Prusse. — J’ignore ce que fe-„ront les Autrichiens; leur souverain est votrefieau-père; mais pour les Prussiens, vous ne„les retiendrez pas, nos désastres sont trop,,grands; ils en profiteront. 1 ' Napoléon se pro-menait les mains derrière le dos ; il garda uninstant le silence, et reprit : „Quand ils me,,sauront h Paris , qu’ils me verront a la tète de,,la nation , et de douze cent mille hommes„que j’organiserai , ils y regarderont a deux,,fois avant de me faire la guerre. Duroc, Cau-„lincourt et Mouton partiront avec moi, Lau-„riston ira a Varsovie , et toi tu retourneras,,aDantzic; tu verras Ney a Wilna, tu t’arrê-teras avec lui pendant au moins quatre jours ;„Murat vous joindra, vous tâcherez de rallier,,1’armée le mieux qu’il vous sera possible. Les„magasins sont pleins, vous trouverez tout en,,abondance. Vous arrêterez les Russes ; tu fe-rras le coup de sabre avec Ney, s’il est néces-saire. Il doit avoir actuellement la division„Loyson, qui compte au moins dix-huit mille» hommes de troupes fraîches; AVrède lui ara->,mène aussi dix mille Bavarois; d’autres ren-forts sont en marche. Vous prendrez des can-