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Mémoires
,,tonnements.“ Napoléon partit. Je reçus des,,ordres du major-général, qui me dit dans unelettre ce que l’empereur m’avait, déjà dit de vivevoix, il me remit en même temps une lettreparticulière de ce prince , où il me répétait:„Fais tout avec Ney pour rallier l’armée à„Wilna, restex-y quatre jours au moins; tu te,,rendras ensuite a Dantxic.“
Je partis le lendemain: le froid était si vifque, quand j’arrivai a Wilna , j’avais le nez,une oreille et deux doigts gelés. Je descen-dis chez le général Hogendorp et me rendisde suite au logement du maréchal Ney ; jelui fis part des ordres de Napoléon et de laconversation que j’avais eue avec ce prince aumoment de son départ. Le maréchal fut bienétonné des forces qu’il lui supposait , il me idit: ,,J’ai fait tout a l’heure battre la générale,
,, je n’ai pu réunir cinq cents hommes : tout le„monde est gelé, fatigué, découragé; personne J,,n’en veut plus. Vous avez l’air souffrant; allez,,vous reposer, demain nous verrons.“ Le len-demain je me rendis chez lui: le roi de Na- jpies venait d’arriver avec la garde ; nous eau- ;sâmes beaucoup de notre situation. Ney opi-nait pour la retraite; il la jugeait indispensa-ble. ,,Elle est forcée; il n’y a pas moyen de„tenir un jour de plus.“ Il m’avait pas achevé,que le canon se fit entendre: les Russes arri-vaient en forces; on se battait a une demi-lieuede la. Tout a coup, nous vîmes les Bavorais quirentraient en désordre; ils étaient pêle-mêleavec nos traînards: la confusion était au com-ble ; ainsi que le disait Ney, il était impos- ^sible de rien faire avec nos troupes. Le roi