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du général liapp.
cutable par une saison aussi l'igoureuse ; néan-moins les troupes s’y portèrent avec leur zèleaccoutumé, malgré le froid qui les accablait,elles ne laissaient échapper ni plaintes ni mur-mures. Elles exécutaient les travaux qui leurétaient prescrits avec un dévouement, une con-stance au-dessus de tout éloge. Enlin, aprèsdes peines inouïes, elles triomphèrent de tousles obstacles ; la glace, détachée a coups dehache, et poussée avec des leviers vers la mer,dont le courant augmentait encore l’impulsion,laissa avoir au milieu du fleuve un canal deseize a dix-sept mètres de large, dans une éten-due de deux lieues et demie. Mais nous étionsdestinés a voir les difficultés renaître a mesurequ’elles étaient vaincues : a peine un succèsinespéré avait-il couronné nos efforts , que lefroid se lit sentir avec plus de violence; enune seide nuit, la \ r istule, les fossés, furentcouverts d’une couche de glace presque aussiépaisse que celle que nous avions rompue. Envain des bateaux circulaient sans relâche pourentretenir la fluidité des eaux; ni ces soins, nila rapidité du fleuve, ne purent les préserver:il fallut reprendre ces travaux qui nous avaienttant coûté, et qu’un instant avait détruits. Ap-pliqués jour et nuit a rompre la glace, nousne prunes cependant l’empêcher de se tendreune troisième fois; mais, plus opiniâtres encoreque les éléments déchaînés contre nous, nossoldats se roidissaient contre les obstacle , etparvinrent enfin â en triompher.
Sur tout le reste du front de la place, c’é-taient même zèle et mêmes difficultés ; la terre,gelée a plusieurs pieds de profondeur, repous-
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