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du général Ilapp.
les familles, la consternation est, dans tous lescœurs. Dantxic, autrefois si animé, plongémaintenant dans un morne silence, n’olïre par-tout a l’œil attristé que des pompes, que deschars funèbres. Le son des cloches, ces catafal-ques, ces images de la mort, reproduites soustoutes les formes, aggravaient encore une situa-tion déjà si déplorable. L’imagination des trou-pes commençait a s’ébranler; je me hâtai decouper le mal a sa racine : j’interdis ces funé-railles solennelles que la piété de ceux qui viventconsacre a ceux qui ne sont plus.
Je n’avais pas attendu que l’épidémie fûtdans toute sa force pour la combattre. Dès qu’onen eut remarqué.les premiers symptômes, j’avaisfait ouvrir des hôpitaux, acheter des médica-ments, des lits et tout ce qui est nécessairepour cette partie du service: une nourrituresaine et abondante eût été bien plus efficace;mais nous étions si mal approvisionnés, qu’apeine pouvions-nous fournir a une distributionjournalière de deux onces de viande fraîche.Un peu de viande salée, quelques légumes secs,composaient tout ce qu’il m’était permis d'offrira des hommes épuisés par de longues priva-tions. Cet état de choses était cruel; je n’ypouvais cependant apporter aucun remède.J’avais inutilement expédié un bâtiment pourStralsund , afin de tirer de la Poméranie sué-doise, que nous possédions encore, des vivreset des médicaments : l’aviso chargé de mes dé-pêches, assailli par une violente tempête, futrejeté sur la côte. Nous touchions a l’équinoxe,la Baltique était déjà soulevée par les orages;