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Mémoires
coups de fusil leur apprennent enfin qu’ils sontdécouverts; alors ils fondent sur l’ennemi etle renversent. Potocki s’avance sur Brentau, etdisperse ûne infanterie nombreuse qui s’opposea son passage. Une quarantaine d’hoxmnes se |jettent dans une espèce de blockaus. Un vol-tigeur les suit et les somme de mettre bas les jarmes ; il reçoit la: mort. Les Polonais furieux jinondent aussitôt la redoute et exterminenttous les Russes qu’elle renferme.
Pendant que ces choses se passaient au vil-lage, Zsembeck s’emparait du signal d’alarmes.
Il le livre aux flammes, et descend aussitôtdans la plaine ; il culbute, il taille en pièces Iles postes qui se trouvent sur son passage, etpousse jusque sous les murs d’Oliwa , où il lancequelques obus. En même temps le brave De-villain, maréchal-des-logis au huitième , ba-laie , avec une douzaine de hussards, toutecette partie de nos avant-postes. Il charge avectant de résolution, qu’il étonne les Cosaqueset les enfonce. Le succès l’enhardit; il se ré-pand sur la droite, reconnaît, fouille le bois,et ne joint nos troupes qu’au moment où ellesse retirent.
Cependant tous les signaux étaient en feu.L’année russe courait aux armes et s’attendaitd’un instant a l’autre a se voir attaquée ; ellepassa dans cette attitude le reste de la nuit et Ita journée du lendemain. Nous lui rendîmesen masse les alarmes qu’elle nous avait don-nées en détail.
L’horizon politique devenait chaque jourplus sombre. La Prusse arait jeté le masque;elle nous faisait la guerre par insurrection.