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du général Rapp.
canonnières remontaient le fleuve et commen-çaient l’attaque. Les Russes plient aussitôt etse débandent. Nous nous répandîmes sans ob-stacle dans toute l’étendue du Werder.
Nous restâmes quatre jours dans ces diversespositions. Le général Bachelu fouillait sur larive droite la partie du Nehrung qu’il avaitenvahie, tandis qu'a l’aide de nos canots noustirions de la rive gauche toutes les ressourcesqu’elle nous offrait. Cinq cents bêtes a cor-nes , quatre cents têtes de menu bétail, douxecents quintaux de foin, huit cents de pailleet deux mille trois cents décalitres d’avoine,furent le résultat de cette expédition. L’en-nemi essaya d’en intercepter les convois; maisle sang-froid , l’habileté du lieutenant Iloé-kinski et du commissaire des guerres Belisaltriomphèrent de tous les obstacles. Les agres-sions des Russes tournèrent même a notre avan-tage et nous valurent encore une centaine debœufs que l’intrépide Brélinski leur enlevaaprès les avoir défaits*. L’armée de siège nechercha pas a nous troubler. Immobile dansses lignes, elle ne paraissait occupée que desdémonstrations que faisaient nos troupes ducôté de Langfuhr et du Neuschottland. Soninquiétude était si vive , que le bruit d’unegrosse pluie lui donna le change; elle se crutattaquée, mit le feu a ses signaux de gauche, etjeta i’alarme jusqu’à Pitxkendorf.
Nous avions ravitaillé nos hôpitaux; car pournous-mêmes, notre situation n’était pas chan-gée. Deux onces de cheval, une onxe de bœufsalé, voila quelle était toujours la ration jour-nalière. A mesure que je sortais d’un embar-