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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du géne'ral Rapp. 255

une maison qu'ils occupent, tue leur chef eten fait trente prisonniers.

Les Napolitains ne sont pas moins impé-tueux ; ils se pressent a la suite des fuyards,les poussent et les fusillent. Le général Pépé,le colonel Lebon, les commandants Balatlner,Sourdet, les capitaines Chivandier et Cian-culli, dirigent, excitent leur courage, don-nent a la fois le précepte et l’emple.

Sur le flanc opposé de la montagne, la mê-lée n'était ni moins opiniâtre ni moins san-glante. Au signal convenu, le colonel Ka-minsky avait marché sur les Russes et les avaitdébusqués; il les chassait devant lui , lapour-suite était ardente. Des renforts surviennent,l’ennemi veut faire tête â l’orage ; mais les Po-lonais le pressent avec impétuosité: Roseizens-ky,Drabixclwsky, Doks, Zaremba, Zygnowiez,que suivent des ,hommes dévoués, fondentsur lui, et le taillent en pièces.

Nous étions martres du Johannisberg. Letemps était affreux, et l’ennemi fuyait auloin. Je fis sonner la retraite ; elle s’exécutadans l’ordre le plus parfait. A six heures toutétait tranquille. Mais les Russes ne tardentpasâ reparaître. Ils attaquent â la fois le belvé-der, les hauteurs d’Heiligenbrunn , et enga-gent une fusillade des plus vives ; néanmoinsils ne peuvent obtenir le plus léger avantage.Le colonelKaininsky et le commandant Stein-beck déploient un courage, une habileté quiles déconcertent. Ils se retirent, mais en mêmetemps deux bataillons soutenus par une cava-lerie nombreuse se portent sur le village deStries, Kaininsky accourt pour le défendre.