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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

ques. Occupé a une construction en avant duvillage,-il avait été, lui treizième, enveloppépar ces tioupes irrégulières; il rallie aussitôtses travailleurs, fait face d’un côté, attacpiede l’autre; il marche, il combat toujours, etse dégage enfin sans perdre un homme.

Les Russes humiliés se portent au village.Deux maisons que j’avais mises a même de ré-sister a un coup de main en défendaient l’en-trée : ils les tournent, ils les pressent, ils lesescaladent; mais une fusillade meurtrière lesrenverse et les force a s’éloigner. Pour sur-croit de maux, les Napolitains paraissent etles attaquenL. Le colonel Lebon, le colonelDégennero, pressent, rompent la cavalerie,et pénètrent dans Langfuhr. Elle revient a lacharge plus nombreuse et plus lière; elle pro-fite des obstacles , saisit l a-propos , et s’élancesur nos bataillons épars dans Jes rues. Unemélée sanglante a lieu: le brave Pal iaxxi tombepercé de dix coups de lance; les capitainesNicolaii, Angeli, Dégennero, sont couvertsde blessures et forcés d’évacuer le champ debataille. En vain l’intrépide Grimaldi, en vainles lieutenants Amato, Legendre, Hubert,Pouxa, Gômez, et Zanelti, veulent faire tètea l’orage; le nombre l’émporte : nous sommesforcés a la retraite.... Quelques braves, enga-gés trop avant, ne peuvent suivre et sont cou-pés: loin de se laisser abattre, ils s’exaltent ala v ue du danger et se rallient autour de l’ad-judant-major Odiardi. Ils avancent, ils tour-nent, ils rétrogradent et gagnent enfin les mai-sons crénelées. Déjà elles étaient assailliespour la deuxième fois : les alliés, furieux, se