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Mémoires
se retire toute couverte de débris. La deuxiè-me prend sa place sans être plus heureuse ; etles divisions se succèdent ainsi de trois heuressans que le feu se ralentisse. Enfin, rebutéedes obstacles que lui opposaient le courage denos soldats, les excellentes dispositions du co-lonel Rousselot, et la vigilance du major Fran-çois , elle se retire et va réparer ses avaries.Douze heures de combat, vingt mille coupsde canon, avaient abouti a nous tuer ou bles-ser une demi-douzaine d’hommes, et a nousendommager trois affûts. Ce fut la dernièretentative. Quelques mois plus tôt elle eût étéinfaillible ; mais a la guerre il faut saisir la-propos.
Les troupes obtinrent plus de succès. Ellesattaquèrent nos postes en avant d’Ohra, ets'emparèrent de celui de l’Etoile sur les hau-teurs a droite du A’illage. Le major Legrosne leur laisse pas le temps de s’y établir; qua-tre compagnies d’élite , sous la conduite descapitaines Valard et Aubry, s’y portent sans,délai. Elles surprennent, elles taillent les Rus-ses en pièces. En vain ils reparaissent avecdes troupes fraîches ; culbutés, mis en fuite,ils se dispersent, sans néanmoins perdre cou-rage. Ils tentent un nouvel effort; mais, ac-cueillis par une fusillade meurtrière : ils se dé-bandent et tombent sous le feu de deux com-pagnies placées dans la village de Stadgebieth,qui les anéantissent.