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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

bure le dégage: „Vous êtes blessé, lui dit-il,

,,votre place n’es t plus ici ; aile?: annoncer au,,général que nous sommes dans la redoute. —•„Capitaine, répond l’intrépide lieutenant, j’ai i„encore mon bras droit, vous n’avez que le,,gauche !“ et il continue de combattre.

Battu a la gauche, l’ennemi se jette sur la 1droite et nous replie jusque sur nos forts. Jene jugeai pas a propos de reprendre l’attaquepar une nuit obscure , j’attendis au lendemain.Deux colonnes commandées par les générauxBreissan et Devilliers se portent a la fois sur jStolzenberg et Schidlitz: les Russes les occu- ipaient en force ; mais nos troupes combattentavec tant d’abandon, le major Deskur, leschefs de bataillon Poniatowski, Crikicowski etCarré, les capitaines Pahrenbéck, Perrin, ICa-lisa etRonsin, les guident avec tant d’habiletéet de bravoure, que les alliés, rompus, laissentle champ de bataille jonché de morts. Malheu-reusement le succès nous coûtait cher: le gé-néral Breissan, si recommandable par ses ta-lents et son courage , était dangereusementblessé. On lui prodigua vainement tous les se-cours imaginables, il expira après un mois desouffrances aiguës.

IN os troupes étaient victorieuses ; mais quel ispectacle les attendait dans la place ! des ruines,des décombres, voila ce qui restait de nos ma-gasins. Un seul avait échappé. Sa conservation,due au colonel Cottin et au sous-chef d’état-major Marquessac , n’avait été assurée quaforce de zèle et de constance. Le chef d’esca-dron Turckheirn , qui avait déjà donné tant depreuves de dévouement, et le lieutenantFleury,

étaient