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du général Rapp .
dance. Tous les genres de séduction étaientemployés: l’or, l’argent, les menaces, la co-lère du prince, la voix de la patrie, étaientofferts et invoqués. Le duc se joignait a sesémissaires; il écrivait, priait, protestait, cir-convenait les chefs et les soldats. La désertionse mit dans les troupes étrangères, et bientôtelles refusèrent tout service. Les Bavarois, lesPolonais eux-mémes, trop convaincus de nosmalheurs, craignaient, de faire de leurs armesun usage sacrilège et se tenaient dans l’inaction.INous étions réduits aux seules forces nationa-les, c’est-a-dire a moins de six nulle hommes;et nous avions plus de deux lieues d’étenduea défendre. Je résolus de faire connaître al’empereur la situation fâcheuse où nous étions.La chose n'était pas aisée; 1 Allemagne entièreétait en insurrection; la mer était couverte decroisières ennemies. Mais aucun péril, aucunobstacle n’étonnait le capitaine Marnier; il partpour cette expédition aventureuse, capture unbâtiment, convoie avec la flotte anglaise et luiéchappe.
Le duc de Wurtemberg semblait avoir leprojet de tout séduire. Je ne fus pas moi-mêmeâ l’abri de ses tentatives. Il exaltait ses ressour-ces, dépréciaitles miennes, parlait de la France ,de la Sibérie , et me proposait de rendre laplace. Ces lnenaces, ces oppositions s’adres-saient mal; je le lui témoignai , et il n’en futplus question. Des moyens plus convenablesturent mis en œuvre; les feux furent doublés,et le bombardement, toujours plus terrible,ne discontinuait ni le jour ni la nuit. La ville,le Bischfberg , les redoutes Frioul , étaient