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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Rapp.

dre les hostilités et de remettre la place a cetteépoque, si le cours des choses n'en disposaitautrement. Le conseil adopta cet avis a l’una-nimité. Les négociations s’ouvrirent , le feucessa. Le général Heudelet et le colonel Ri-chemont se rendirent au camp, et arrêtèrentune capitulation où la faculté de rentrer enFrance nous était spécialement garantie. Unepartie de ces conventions était déjà exécutée;les prisonniers russes avaient été rendus, lesforts livrés , lorsque j’appris que l’empereurAlexandre refusait sa ratification. Le duc deWurtemberg mofïfait de remettre les chosesdans leur premier état. C’était une dérision.Mais «pie faire? nous n’avions plus de vivres.Il fallut se résigner. Il régla les choses commeil l’entendit, et nous primes le chemin de laRussie .

Touchés de nos malheurs , les auxiliaireseussent voulu les partager. Les Polonais bri-saientleurs armes; les Bavarois juraient de nejamais les tourner contre nous. Mais le devoirfait taire les affections. Il fallut se séparer. Legénéral prince de Radsiwil et le colonel Butt-ler, si distingués l’un et l’autre par leur carac-tère et par leurs actions, les reconduisirentdans leur patrie,

Ainsi finit, après un an de combats, unedéfense pénible, où nous eûmes a lutter con-tre tous les fléaux, tous les obstacles, et quin’est pas une des moindres preuves de ce quepeuvent le courage et le patriotisme des sol-dats français .