Buch 
Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
Seite
284
JPEG-Download
 

284

Mémoires

,,d’ailleurs chacun eût fait son devoir au renou-,,Tellement des hostilités, j’étais encore le mai-„tre du inonde. J’avais déjà pris de mou côté,,trente-deux mille Autrichiens.

„Rapp. Il n’y a qu’un instant que votre„majesté n’avait pas d’ambition, et voici qu’il„est encore question de la souveraineté du„monde.

,,ÎNapoleon . Eh! mais, oui. D’ailleurs, Mar-,,mont, les sénateurs... Mon plan était combiné„de manière a ne pas laisser échapper un seul„allié.

„Rapp. Tous ces malheurs sont la consé-,,quence des revers de Leiptzic: vous les eus-siez prévenus en acceptant la paix a Dresde .

„NapolÉo:n. Vous ignorez ce qu’eût été une,,paix semblable.“ Et s’animant tout a coup,„ Aurais-tu peur, me dit-il avec vivacité, au-,,rais-tu peur de recommencer la guerre, toi„qui as été quinze ans mon aide-de-camp?„Lors de ton retour d’Egypte , a la mort de IJe-„saix, tu n’étais qu’un soldat, j’ai fait de toi„un homme; aujourd’hui tu peux prétendre„a tout.

,,Rapp. Je n’ai jamais laissé passer une occa-sion de vous en témoigner ma reconnaissance;,,et si je vis encore, ce n’est pas ma faute.

„]Napoi.Éon. Je n’oublierai jamais ta con-„duite a la retraite de Moscou . Ney et toi,,,vous êtes du petit nombre de ceux qui ont,,l’âme fortement trempée. D’ailleurs a ton,,siège de Dantzic , tu as fait plus que l’im-,, possible. “

Napoléon me sauta au cou, me serra avecvéhémence contre lui pendant au moins deux