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Mémoires
vent ce qu’ils doivent penser de ces stoïciensd’antichambre. Tôt ou tard le gouvernementroyale sera éclairé : il y a de quoi suppléerau livre rouge.
Napoléon me fit demander le 29 mars, etm’annonça qu’il fallait partir pour l’armée dulihin. Il me donna le grand aigle de la Lé-gion-d Honneur, qu’il m avait destiné aprèsle siège de Dantzic. Il me dit qu’a\ ant quinzejours mes troupes seraient portées a quarantemille hommes ij en avais quinze mille au com-mencement des hostilités); je lui observai quec’était bien peu en comparaison de celles quenous allions avoir sur les bras, que le congrès(sa déclaration était déjà connue) nous mena-çait d’un déluge de soldats. „La déclaration h„laquelle vous faites allusion est fausse, répli-,,qua-t-d àvec humeur; elle est fabriquée 'a„Pa ris. Au reste, allez. Lecourbe commandera,,en Franche-Comté, Suchet dans les Alpes .,,Clausel sur la Gironde . Nous avons bien deschances. Gérard va a Metz ; il vient de me>,tourmenter pour que je lui donne ce Bour-,,mont, je lui ai accordé a regret; je n’ai ja-,,mais aimé cette figure-la.
I
,,Les propositions que j’ai faites aux sou-verains ont été froidement accueillies. Cepen-dant tout espoir d’arrangement n’est pas de-„truit. 11 est possible que l’énergie avec la-,,quelle se prononce l’opinion les ramène a,,des sentiments de paix. Je vais encore faire,,une tentative. Voici la lettre que je leur,,écris: