du général Rapp. 287
„Monsieur mon frère ,
„Vous aurez appris dans le cours du mois„dernier mon retour sur les côtes de France ,„mon entrée a Paris , et le départ de la famille„des Bourbons. La véritable uatur de ces évé-,,nements do;t maintenant être connue de votre„majesté. Ils sont l’ouvrage d'une irrésistible,puissance, l'ouvrage de la volonté unan.me„d’une grande nation qui connaît ses devoirs„et ses droits. La dynastie que la tbrce avait,,rendue au peuple français n’était plus faite,,pour lui: les Bourbons n’ont voulu s’associer„ni a ses sentiments ni a ses mœurs; la France „a dû se séparer d’eux. Sa voix appelait un li-bérateur. L’attente qui m’a\ ait décidé au plus,,grand des sacrilices avait été trompée, je suis„venu; et du point où j’ai touché le rivage,,,l’amour de mes peuples m’a porté jusqu’au„sein de ma capitale. Le premier besoin de„mon cœur est de payer tant d affection par le,,maintien d’une honorable tranquillité. Le ré-tablissement du trône impérial était néces-saire au bonheur des Français : ma plus douce„pensée est de le rendre en même temps utile„à raffermissement du repos de l'Europe . Assez,,de gloire a illustré tour a tour les drapeaux„des diverses nations; les vicissitudes du sort„ont assez fait succéder de grands revers a de«grands succès. Une plus belle arène est ou-verte aujourd’hui aux souverains, et je suis«le premier a y descendre. Après avoir pré-senté au monde le spectacle de grands com-bats, il sera plus doux de ne connaître désor-«mais d’autre rivalité que celle des avantage*