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Mémoires
,,ile la paix, d’autre lutte que la lutte sainte de,,la félicité des peuples. La France se plaît a,,proclamer avec franchise ce noble but de tous,,ses vœux. Jalouse de son indépendance, le,,principe invariable de sa politique sera le,,respect le plus» absolu pour l’indépendance,,des autres nations. Si tels sont, comme j’en,,ai l’heureuse confiance , les sentiments per-sonnels de votre majesté, le calme général,,est assuré pour long-temps, et la justice, as-sise aux confins des divers états, suffira seule,,pour en garder les frontières.
,,Je suis avec empressement, etc.“
Mais toutes ouvertures furent inutiles. Ilétait hors des proportions humaines, il assuraitla suprématie de la France : c’étaient la desgriefs que rien ne pouvait balancer; j’en étaisconvaincu. Sa perte était résolue.
Je partis pour l’Alsace ; l’attitude hostile descours étrangères y avait excité une indignationgénérale: toutes les âmes généreuses, tous ceuxqui abhorrent le joug de l’étranger, se dispo-saient a repousser cette ligue de rois qui, sousprétexte de combattre un homme , ne cher-chaient qu’a s’enrichir de nos dépouilles. Leshabitants, de concert et par un mouvementspontané, s’étaient portés sur les hauteurs quidominent les défilés, les routes ou passages, ettravaillaient à y construire des retranchements;les femmes , les enfants mettaient la main al’œuvre. On s’égayait, on s’animait l’un l’au-tre en chantant des refrains patriotiques. Il Javait entre tous les citoyens rivalité de gèle etde dévouement: les uns élevaient des redoutes,les autres coulaient des balles , remontaient