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du général Rapp.
mais j’appris que l’armée de la Moselle, quim’appuyait par sa gauche , s’était ■ dirigée versle nord; que des colonnes ennemies occupaientdéjà Sarrebruck et inondaient la Lorraine :-cemouvement'n’était donc plus possible. D’unautre côté, une décision précipité, dans lescirconstances aussi imprévues, pouvait avoirles plus graves conséquences. Je temporisai,dans l’espérance de recev oir des ordres pourrégler mes mouvements. Mais, depuis la dé-pêche qui me donna connaissance de nos re-vers, je n’en reçus aucune jusqu’à la rentrée deLouis XVIII dans la capitale.
Dans la soirée du 24, la cavalerie wurtem-bergeoise attaqua mes avant-postes ; les 7 e chas-seurs et 11 e drogons prirent les armes, fon-dirent sur les assaillants, et les taillèrent enpièces. Le lendemain, l’armée continua sonmouvement de concentration. Je m’établis enavant de la forêt de Haguenau , la droite a Sel ta,le centre a Surbourg , et la gauche a chevalsur la route de Bitche, que l’ennemi avait déjàinvestie.
Cette position n’était que provisoire : elleétait trop étendue ; je ne l’avais prise quepour ne pas me porter tout à coup en arrièrede la ville , et laisser pénétrer les alliés en-tre cette place et Saverne , que le lieute-nant-général Desbureaux occupait avec unbataillon de ligne, des partisans et quelqueslanciers.
Le général Rottembourg était chargé desurveiller le Rhin en arrière et sur la droite.Je n’avais pu lui laisser qu’une brigade, quej’avais portée à Selta; encore fus-je obligé de