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du général Rapp.
sa droite en avant, et fond sur l'ennemi, quidéfile en désordre devant ses colonnes, le feule plus meurtrier d’artillerie et de mousquete-rie, en un instant le champ de bataille est cou-vert de morts, et l’immense armée du princede Wurtemberg mise en déroute. Elle fut telleque des bagages qui se trouvaient a deux lieuesen arrière furent culbutés, pillés, et que leprince lui-même perdit ses équipages. Le dés-ordre s’étendit jusqu’à Haguenau , et aurait étéplus loin, si 50,0(30 Russes , arrivés de Weis-sembourg, n’eussent par leur présence l’assuréles fuyards. La nuit qui survint, et le dangerqu’il y aurait eu a s’aventurer devant des for-ces aussi supérieures , nous empêchèrent deprofiter de nos avantages. Nous ne pûmes re-prendre notre artillerie; l'ennemi s’était hâtéde la faire passer sur ses derrières.
Elle lui coûtait assez cher pour qu’il tinta la conserver. Il avait quinze cents â deuxmille morts et un nombre de blessés encore plusconsidérable. De notre côté, nous eûmes en-viron sept cents hommes hors de combat. Dece nombre étaient les deux capitaines d’artil-lerie légère Favier et Dandlau, blessés l’un etl’autre en défendant leurs pièces, et le colo-nel Montagnier, qui rendit de si grands ser-vices en cette occasion.
Le général ennemi se vengea de sa défaitepar des dégâts. Il incendia, le lendemain dela bataille, le village de SoufFelweyersheim,sous prétexte que les paysans avaient tiré surses troupes. Le fait n’est pas vrai, et le nom,du prince de Wurtemberg reste a jamais souillé