CHAPITRE XVIII.
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dépendaient, se mit en devoir de repousser unepremière attaque; mais plusieurs obus étant tom-bés au milieu, il craignit de voir sauter les cais-sons, et prit le parti d’abandonner les voitures ,pour sauver les chevaux. Le général Gérard pressala marche de son infanterie et attacpia les Russes ,qui prirent position à son approche au Moulin-à-vent. Cédant à cette attaque inopinée, ils se reti-rèrent dans la direction d’Hambeauville , emme-nant avec eux 3 oo prisonniers et 14 bouches à feu ;celles qu’ils ne purent enlever, avaient été en-clouées. L’avant-garde française continua ensuitesa route sur la chaussée d’Arcis , et arriva deuxheures avant la nuit à Blacy, où elle releva lesdragons du prince de la Moskowa, qui se diri-gèrent aussitôt sur St.-Dizier .
Le gros des troupes du duc de Tarente vintpasser la Marne à Frignicourt, sur un pont dechevalets, et s’établit àVillotte et Bignicourt; lacavalerie du général Sebastiani rejoignit à Saint-Dizier .
Ce mouvement, qui indiquait assez les pro-jets de Napoléon, fit naître mille réflexions dansl’armée française. La plupart des chefs l’envisa-gèrent comme le dernier effort d’un désespoiraveugle; quelques esprits d’une trempe plus fortey virent, sinon le moyen de sauver la patrie, du.moins celui de prolonger la lutte, puisqu’en sui-vant cette direction, l’armée pouvait ressaisir par