11 8 CAMPAGNE DE l8l4,
P i an Convaincu de cette triste vérité autant que pé-d du^comte 1 * n étré de l’importance du rôle dont il était chargé,Maison. ] e com i e Maison sans s’attacher à l’exécution lit-térale de ses instructions, résolut dès-lors d’agirnéanmoins dans leur esprit, en tenant la campagneavec un corps volant qui, changeant tous les joursde position, donnât le change aux Alliés sur sesforces et ses projets ; de n’accepter jamais decombat, à moins d’avoir toutes les chancesen sa faveur, et de profiter au contraire, desavantages qu’il pourrait tirer de la mésintelli-,gence, des fausses mesures ou de la lenteur desennemis.
Il projette de Conformément à ce projet, il compléta l’ap-
chasser les An- . . , • 1 !•> r*
glais de sud- provisionnement et la garnison de Berg-op-Zoom ,Beveiand. q U ’jj prévoyait devoir être bientôt investi, prittoutes ses mesures pour former le fonds de celled’Anvers avec les étrangers, les marins et quel-ques bataillons de conscrits récemment arrivés;et conçut en même temps l’idée de chasser lesAnglais des îles Beveiand, d’où, quoique peu soli-dement établis, ils menaçaient ces deux boule-vards, et gênaient déjà la communication aveccelles de Walcheren et de Cadzant.
Il n’y avait pas de temps à perdre; car il fallaitau moins cinq à six jours pour combiner cetteopération; et le fort de Batz , le seul qui fût en-core au pouvoir des Français dans Sud-Beveland,paraissait peu capable de résister jusque-là, s’il